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 Glossaire
Accord Commercial : Cette forme d'intervention, en association avec des partenaires bancaires ou financiers, permet de mettre rapidement en place une gamme de produits de financement sur de nouveaux marchés ; elle peut constituer une étape préalable à la création d'une Joint Venture ou d'une filiale. RCI Banque se charge du marketing de l'offre et de la commercialisation de contrats de financement au sein des réseaux automobiles, la banque partenaire en assure la gestion.
AMF (Autorité des Marchés Financiers) : L'autorité des marchés financiers est née du rapprochement de la COB, du CMF et du CDGF (conseil de discipline de la gestion financière). Créée par la loi de sécurité financière du 1er août 2003, cette nouvelle structure a pour objectif de renforcer l'efficacité et la visibilité de la régulation des marchés. L'AMF a quatre missions principales, réglementer, autoriser, surveiller et sanctionner. Ses compétences s'étendent aux opérations et informations financières, aux produits d'épargne collective, aux marchés, aux professionnels, sur lesquels elle peut exercer des contrôles ou lancer des enquêtes.
Assimilation d'une émission : Il est possible d'assimiler à un emprunt obligataire existant des émissions ultérieures présentant les mêmes caractéristiques (même durée résiduelle, même coupon, même échéancier, même prix de remboursement, mêmes garanties). Il ne reste alors qu'un seul emprunt, pour un montant global plus élevé. L'assimilation d'emprunts présente deux avantages : réduire les frais de gestion et surtout augmenter la liquidité et donc la négociabilité de ces emprunts sur le marché secondaire.
Augmentation de capital : L'augmentation de capital est, d'un point de vie financier, une vente d'actions dont le produit revient à l'entreprise, et qui va entraîner un partage des différents paramètres de l'entreprise : droit au dividende, au bénéfice, au boni de liquidation, aux capitaux propres, aux droits de vote entre les différents apporteurs de capitaux. Elle peut suivre différentes modalités : être en numéraire ou par apport d'actifs, consécutive à l'exercice de bons ou à la conversion de dette, être réservée ou non, avec ou sans droit préférentiel de souscription.
Bons à moyen terme négociables (BMTN) : Catégorie de titres de créance négociable de droit Français d’une durée initiale supérieure à un an pouvant être émis sur le marché monétaire, sous réserve de certaines conditions réglementaires (montant minimum de 150 KEUR, document de présentation financière agrée par la banque de France…). Les émetteurs doivent rendre publique une notation de leur programme d'émission, obtenue au près d'une agence spécialisée figurant sur une liste arrêtée par le Ministre chargé de l'Economie. Le programme d'émission doit faire l'objet d'un agrément préalable de la banque de France.
Capitaux propes - rôle Le rôle des capitaux propres est double. Leur première fonction est de financer une partie de l'investissement. Mais leur objet le plus important est de servir de garantie aux créanciers de l'entreprise qui financent l'autre partie de l'investissement. Le coût des capitaux propres intègre donc une prime de risque. Au total, l'importance du montant des capitaux propres témoigne du niveau de risque qu'acceptent de courir les actionnaires. En période de crise, les entreprises les plus endettées sont les premières à disparaître.
Capitaux propres : Les capitaux propres représentent l'argent apporté par les actionnaires à la constitution de la société ou ultérieurement, ou laissés à la disposition de la société en tant que bénéfices non distribués sous forme de dividendes. Ils courent le risque total de l'entreprise : si celle-ci va mal, ils ne seront pas rémunérés (aucun dividende ne sera versé) ; si elle dépose son bilan, les porteurs de capitaux propres ne seront remboursés qu'après que les créanciers l'aient été intégralement, ce qui est très rarement le cas. Si elle va très bien au contraire, tous les profits leur reviennent.
Certificat de dépôt : Les certificats de dépôt sont des Titres de créance négociables émis par les Établissements de crédit résidents. Ils doivent avoir un montant minimum de 150 000 euros et une durée de vie à l'émission comprise entre 1 jour et 1 an. Les émetteurs doivent rendre publique une notation de leur programme d'émission, obtenue au près d'une agence spécialisée figurant sur une liste arrêtée par le Ministre chargé de l'Economie. Le programme d'émission doit faire l'objet d'un agrément préalable de la Banque de France.
Chef de file : On appelle chef de file l’intermédiaire financier chargé d’organiser une opération nécessitant plusieurs autres établissements financiers, comme dans le cadre de placement de titres sur les marchés ou de prêts syndiqués.
Papier commercial : désigne usuellement des titres de dette à court terme et portant intérêt (ou bien assortis d'une décote à l'émission), émis normalement dans le cadre d'un programme qui prévoit généralement un plafond global d'encours et des renouvellements périodiques.
Commercial paper américain (USCP) : Papier commercial émis sur le marché américain. Les instruments sont libellés exclusivement en dollars et sont régis par les règlements de la SEC.
Courbe des taux : La courbe des taux permet de visualiser la relation existante entre les taux d'intérêt pour différentes maturités. D'une manière générale, cette courbe est croissante du fait de l'existence d'une prime de risque (taux longs supérieurs aux taux courts). Cependant, cette courbe peut s'inverser notamment quand les opérateurs anticipent une baisse des taux directeurs.
Dette senior : La dette senior est une dette dont le remboursement se fait prioritairement par rapport aux autres dettes, dites dettes subordonnées. Il s'agit donc d'une dette privilégiée.
Dette subordonnée : Une dette est dite subordonnée lorsque son remboursement dépend du remboursement initial des autres créanciers (créanciers privilégiés, créanciers chirographaires). Bien sûr, en contrepartie du risque supplémentaire accepté, les créanciers subordonnés exigent un taux d'intérêt plus élevé que les autres créanciers.
Disponibilités / trésorerie : Les disponibilités d'une entreprise correspondent à ses actifs les plus liquides. Font partie du disponible le compte de caisse et les comptes bancaires.
Emissions obligataires : Le placement sur le marché d'une émission obligataire peut être réalisé sous deux formes :
Le placement public est une émission qui a vocation à être placée auprès d’un large nombre d’investisseurs. Ces derniers peuvent être des investisseurs institutionnels (banques, compagnies d’assurance, fonds de pension, ...), ou bien des particuliers lorsque l’opération prend la forme d’un Appel Public a l’Epargne. Une émission publique est dirigée par un chef de file choisi par l’émetteur. Le chef de file a pour mission de placer les obligations, et selon les cas de diriger un syndicat de placement, composé d’établissements bancaires, qui s’engage à participer au placement des titres.
Dans le cas d’un placement privé, l’émission a vocation à être placée auprès d’un nombre réduit d’investisseurs institutionnels.
Engagements hors bilan : Les principaux engagements hors bilan peuvent concerner les opérations de crédit-bail, les instruments de gestion des risques de taux et de change et les garanties d'actif et de passif lors d'une cession d'entreprise.
Endettement net : L'endettement net, ou dette financière nette, d'une entreprise est le solde de ses dettes financières d'une part, du disponible et des placements financiers d'autre part. Elle représente la situation nette de l'entreprise vis-à-vis des tiers et hors cycle d'exploitation. C'est ce solde qui est utilisé dans le calcul de l'effet de levier.
EONIA (Euro Overnight Index Average) : taux de référence quotidien des dépôts interbancaires en blanc (c'est-à-dire sans être gagés par des titres) de maturité un jour la zone euro. Il s'agit de la moyenne, pondérée par les montants, des taux effectivement traités sur le marché monétaire interbancaire de l'euro pendant la journée par un large échantillon de 57 grandes banques, pour les dépôts/prêts jusqu'au lendemain ouvré. C'est l'un des deux taux de référence du marché monétaire de la zone euro, avec l'Euribor, qui couvre lui les durées allant d'une semaine à un an.
EURIBOR : L'Euribor est, avec l'Eonia, l'un des deux principaux taux de référence du marché monétaire de la zone euro. Son nom est formé à partir de la contraction des mots anglais Euro interbank offered rate, soit en français : taux interbancaire offert en euro (Tibeur). L'Euribor est, pour une échéance donnée (par exemple : trois mois, souvent noté EUR3M) le fixing calculé chaque jour ouvré à 11h, heure française, publié par la Fédération Bancaire Européenne (FBE), d'un taux moyen auquel un échantillon de 57 grandes banques établies en Europe prêtent en blanc (c'est-à-dire sans que le prêt ne soit gagé par des titres) à d'autres grandes banques.
Euro Medium term notes : L'EMTN est un titre de créance dont le cadre est très flexible : les émissions sont réalisées sous une documentation unique (un programme), les devises d'émissions peuvent être multiples, la maturité des titres varient de 1 jour à perpétuité, les taux d'émissions peuvent être fixes ou variables, les titres peuvent être "plain vanilla" (ordinaire) ou structurés. Le programme EMTN est mise en place par l'intermédiaire d'une "banque arrangeur “et la commercialisation des titres est en grande partie assurée par d'autres partenaires bancaires, les "dealers", les divers paiements afférents aux émissions étant assurés par des agents payeurs, tous sélectionnés par l'émetteur.
Euro papier commercial / Euro Commercial Paper (ECP) : L'euro-Commercial Paper est un papier commercial de droit Anglais.
Fonds commun de créances : Le fonds commun de créances est le réceptacle des créances cédées par un établissement de crédit qui procède à une opération de titrisation. En contrepartie, sont émises des parts que cet établissement peut placer auprès d'investisseurs.
Joint Venture : Une Joint Venture est une societé commune généralement détenue a 50/50 par deux actionnaires ayant conclu une alliance technologique, industrielle ou commerciale pour développer conjointement leurs activités. Elle permet la mise en commun des moyens des actionnaires et le partage entre ceux-ci des risques et de l'investissement en capital. Pour ses activités, RCI Banque privilégie ce type d'implantation sur les marchés émergents et s'est associée à des partenaires bancaires de premier ordre qui apportent aux Joint Ventures une sécurité du refinancement, une connaissance du marché concerné et des outils de gestion.
Lettre de confort : Le support apporté à un emprunt peut prendre la forme d'une lettre de confort par laquelle un groupe reconnaît être informé de l'existence d'un prêt bancaire accordé à sa filiale, et déclare qu'il ne se désintéressera pas du sort de sa filiale en cas de difficultés financières de celle-ci. C'est un engagement moral à l'écart des prêteurs de faire en sorte que la filiale leur rembourse ses emprunts, quitte à ce que la société mère souscrive le moment venu à une augmentation de capital de sa filiale pour lui apporter les fonds nécessaires.
Notation financière : La notation financière ou rating permet de mesurer la qualité de la signature de l'emprunteur par des techniques d'analyse financière et de scoring. Les agences distinguent deux types de notes : la notation traditionnelle qui s'applique aux emprunts à court terme (moins d'un an) ou à long terme émis sur le marché et la notation de référence (en l'absence d'émission) à court terme et à long terme qui mesure le risque de contrepartie que représente l'emprunteur pour un investisseur (note attribuée à une dette de premier rang).
Risque de change : Il traduit le fait qu'une baisse des cours de change peut entraîner une perte de valeur d'avoirs libellés en devises étrangères. De même, la hausse des taux de change peut entraîner une hausse de valeur en monnaie nationale d'engagements libellés en devises étrangères.
Risque de liquidité : Pour un emprunteur, c’est le risque de ne pas pouvoir faire face à une échéance de remboursement en raison de l’impossibilité de renouveler une dette. Pour un prêteur ou investisseur, c'est le risque de ne pouvoir vendre à son prix un titre financier. Il peut se traduire, soit par une impossibilité effective de le vendre, soit par une décote dite d'illiquidité.
Risque de marché : C’est le risque, pour un intervenant, de faire une perte en raison de l’évolution défavorable des marchés financiers (ex hausse des taux d’intérêts, variation d’une parité de change, augmentation du prix de la liquidité).
Risque de solvabilité : C'est le risque pour un créancier de perdre définitivement sa créance dans la mesure où le débiteur ne peut pas, même en liquidant l'ensemble de ses avoirs, rembourser la totalité de ses engagements. Les traders parlent de risque de contrepartie.
Risque de taux d'intérêt : Les fluctuations des taux d'intérêt exposent le détenteur de titres financiers au risque de moins-value en capital. C'est paradoxalement un risque de taux dans la mesure où il se traduit pour l'investisseur par un coût effectif ou un manque à gagner en dépit du respect scrupuleux des engagements par l'émetteur.
Risque de transformation : Il traduit le fait que les actifs à plus d'un an sont financés par des ressources à court terme au moins pour partie. Il met donc en évidence le risque de liquidité lié au financement à court terme d'investissements à long terme.
Road show : Il s'agit des réunions et entretiens en tête-à-tête que les dirigeants de sociétés qui font appel au marché (introductions en bourse, augmentations de capital) mènent auprès d'investisseurs institutionnels lors des campagnes marketing.
Schulschein : C'est un prêt à court, moyen et long terme fondé sur une reconnaissance de dette. Le schuldschein apporte la preuve de la créance et de l'obligation pour l'emprunteur de payer les intérêts et le capital (reconnaissance de dette).
Solvabilité : La solvabilité traduit l'aptitude de l'entreprise à faire face à ses engagements en cas de liquidation, c'est-à-dire d'arrêt de l'exploitation et de mise en vente des actifs. Une entreprise peut donc être considérée comme insolvable dès lors que ses capitaux propres sont négatifs : elle doit en effet plus qu'elle ne possède.
Swap : Le swap (de l'anglais to swap : échanger) est un produit dérivé financier. Il s'agit d'un contrat d'échange de flux financiers entre deux contreparties, Les deux contrats les plus courants sont :
- le swap de taux d'intérêt standard, taux fixe contre taux variable, (en anglais : plain vanilla interest rate swap) qui échange les intérêts d'un prêt ou dépôt notionnel à taux variable contre des intérêts à taux fixe ;
- le swap cambiste : C’est une transaction de change au comptant assortie d'une transaction à terme sur les mêmes devises mais dans le sens inverse. Il est essentiellement utilisé pour gérer une position de liquidité multidevises. Le swap cambiste peut s'analyser comme un emprunt dans une devise et un prêt dans une autre devise.
Trésorerie : La trésorerie d'une entreprise à un instant donné est égale à la différence entre ses emplois de trésorerie (placements financiers et disponible) et son endettement bancaire et financier à court terme. Il s'agit donc du cash dont elle dispose quoiqu'il arrive (même si sa banque décidait de cesser ses prêts à court terme) et quasi immédiatement (le temps seulement de débloquer ses placements à court terme). Enfin, par construction, la trésorerie est égale à la différence entre le fonds de roulement fonctionnel de l'entreprise et son besoin en fonds de roulement.
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